La clime pour esprits libres

(Non – ce n’est pas ce que vous ne le pensez.)  Si vous n’êtes pas inquiétés par la réalité de l’échauffement climatique, félicitations: vous habitez sûrement sous la bonne pierre.  Ici, suite à une période de chaleur plus élévée que d’habitude, accompagnée par une sécheresse plus longue que d’habitude, j’ai voulu trouver d’autres moyens de réduire mon empreinte en carbone. 

J’essaie d’éviter la climatisation pendant la nuit, pourtant ici dans la Virginie centrale, les températures montent jusqu’à 31⁰ C.  Ces nuits là, on pourrait bien se pardonner l’usage d’un ventilateur, sauf le fait que le ventilateur central emploie, lui aussi, pas mal d’électricité. La solution: créer de la ventilation de travers, soufflant de l’air frais du rez-de-chaussée au premier étage et/ou du premier au rez-de-chaussée (le mouvement de l’air fait l’effet).  Exploiter les vents de travers implique laisser ouvertes des portes qui, normalement, resteraient fermées la nuit (l’intimité, normalement, l’oblige) mais à part ça, c’est efficace.  Il vous faut, bien sûr, une maison à deux étages qui permet l’air de passer à partir de la porte d’entrée (munie d’une porte moustiquaire) à travers les fenêtres (moustiquaires) de votre chambre. La porte une fois barrée, vous laissez ouverte la porte d’entrée, les fenêtres, et la porte de votre chambre à coucher aussi. 

Ressentez-vous une bouffée d’air frais et apaisant? Ça y est. L’air frais du bas a chassé l’air chaud d’en haut.  Ayant essayé cela après une journée de chaleur, je peux vous dire:  la pièce s’est refroidie assez pour susciter l’envie d’une petite couverture en plus des draps.  Un ventilateur naturel, gratuit et sans aucun usage de carbone?  Mais oui!  Et les voisins: c’est d’accord si vous voulez prendre la télé.  On ne la regarde pas tellement.  Vous nous rendrez service. Bonne nuit!